Accéder au contenu principal

Le patrimoine urbaine face à la modernisation à Pékin

Le patrimoine urbaine face à la modernisation à Pékin

La Chine connaît depuis la fin des années 70, une ère de réformes visant à moderniser la république populaire, sortie déstabilisée du Maoïsme. Passée la nécessité de faire “table rase du passé” de l’ère maoïste, la situation a donc évolué, les autorités ont pris conscience des avantages que présente la conservation du bâti ancien. L'urbanisme chinois n'échappe pas à la modernisation et tente de s'adapter aux bouleversements économiques et socio-culturels que soulève la transformation du pays.
Le cas de Beijing est à part au sein de la problématique urbaine chinoise. La capitale impériale possède un patrimoine urbain ancien très développé, notamment un maillage de voirie complexe. Les pékinois passent pour une population attachée à l’histoire du pays, leur conscience du passé étant maintenue par l'omniprésence du patrimoine évoquée ci dessus. Les besoins d’aménagements de la ville sont cependant parmi les plus importants du pays, la ville attire un nombre grandissants de travailleurs et de touristes et se modernise en conséquence.
C’est dans ce contexte que s’affrontent les velléités de conservation et de modernisation. Ainsi, habitations traditionnelles, temples, et paysages urbains représentatifs disparaissent face à l’accélération de l’urbanisation, remplacés soit par de nouveaux bâtiments, soit par une reconstruction du patrimoine à l’identique, mais qui pose ainsi un soucis d’authenticité. En effet, la mondialisation, entre autres effets, amène les états en compétition à la valorisation recreo-culturelle de leurs territoires, la « touristification ».
La marchandisation des espaces urbains patrimoniaux à Pékin connaît deux dynamiques. D’une part la rentabilisation de grands espaces modernisés au maximum souvent sans prise en compte de l’historicité des lieux, et d’autre part, la mise en place d’espaces patrimoniaux protégés La municipalité pékinoise place en effet certains quartiers sous protection. Ces zones protégées jouent un grand rôle dans l'attractivité de la ville tant pour les étrangers que pour les chinois eux-mêmes. Mais il convient de noter que cette valorisation reste sélective : le gros des hutongs et des quartiers traditionnels cèdent la place aux aménagements suburbains.
Si ces pratiques ne sont pas forcément contestables du point de vu de la conservation du patrimoine, présentant juste un modèle différent de l’européen, elles peuvent cependant l’être dans leur impact sur la population. Pour les plus pauvres notamment,  qui sont parfois chassés de chez eux par les aménagements. Souvent très mal indemnisés et obligés de trouver des quartiers moins onéreux pour vivre plus loin dans la périphérie de la ville, bien loin du centre où ils vivaient précédemment, leur déracinement est la cause de tensions sociales supplémentaires.

Guilhem Cousin-Thorez et Ludivine Gérard
Sources :
Patrimoine et tourisme urbain. La valorisation de l’authenticité à Lyon et Pékin, Yves Bonnard et Romain Felli,Journal of Urban Research, 2008
Un lien vers le site du Beijing Cultural Heritage Protection Center, une ONG de protection du patrimoine culturel pékinois
(http://en.bjchp.org/?page_id=15)
L'avenir du vieux Pékin et le conflit entre modernisation et conservation, Sandrine Chenivesse, 2002.
(http://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_2002_num_89_1_3580)
La médecine chinoise et la tentation du patrimoine, Fréderic Obringer, 2011
(https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00661759/document)



x

Chine, environnement et philosophie, René Barbier

PÉKIN, SHANGHAI, HONG KONG TROIS DESTINS DE VILLES DANS L'ESPACE CHINOIS Thierry Sanjuan, 2001
(https://www.cairn.info/revue-herodote-2001-2-page-153.htm)
Le patrimoine ä Pekin, entre destruction et detournement Les effets d'une gouvernance urbaine entrepreneuriale,Romain Felli, 2005
(https://www.geogr-helv.net/60/275/2005/gh-60-275-2005.pdf)
La contribution de la Culture Traditionnelle Chinoise à la communication sur le Développement Durable Min Li
(https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00624573/document)


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Phật giáo trong Á cháu trong năm 1950-1970

Phật giáo trong Á cháu trong năm 1950-1970 Ngày nay, tôi nghiên cửu vế bối cảnh địa phương Á Cháu trong năm 1950-1970. Trong khi  nhưng năm này thế giới đang thay đối, có nhiều “échanges culturels” giữa người và giữa cá nhân. Đây là khởi đầu của thành toàn hóa, các Phật tử phải thích nghi thời đại mới. Ví dụ, thang bốn năm 1950 có đầu tiên hội nghị của World Fellowship of Buddhists, hay Thế giới Hội của Phật tử, ở Colombo, Sri Lanka ( Xri Lan-ca). Thế giới Hội của Phật tử tập hợp đại diện của hơn 30 quốc gia nơi phật giáo là nhiều hay ít quan trọng. Trong quốc gia này có Việt Nam. Tôi nghỉ Colombo hội đã là lần đầu tiên Phật tử người việt rời khỏi nước để dự sự kiện như này. Trong khi hội Colombo, các đại diện đã quyết định chọn một lá cờ chính thừc. Phật cờ là trên văn bản này.

Bày công thức falafel

Bày công thức falafel                  Tuần này, tôi đã chọn dạy các bạn bày công thức falafel của tôi. Tại vì falafel là món ăn tôi thích nhất. Tôi không có tất cả máy ở nhà chưa.Vậy thì, tôi đã đến nhà Maï Ly sáng nay. Em có một máy trộn thực phẩm (mixeur). Phải 500 gram đậu gà hay đậu răng ngựa. Tôi phải cho đậu gà vào nước trong 24 giờ. Sau đó, tôi làm khô đậu gà. Sau đó, tôi trộn lẫn đậu gà và một số gia vị Nếu có nhiều nước, thì falafel sẽ bẻ. Khi falafel là sẵn sàng, tôi rán chúng trong một lớn chảo. Từ falafel là rán vàng và ấm, Chúc ngon miệng ! bày công thức : recette món ăn : plat đậu gà : pois chiches đậu răng ngựa: fèves bẻ : casser, rompre sẵn sàng : prêt rán : frire chảo : poêle rán vàng : doré ấm : tiède